Cette odeur de café qui existait autrefois (Al caffè del porto) – Racconto e lirica di Giovanni Teresi

Ricerca tramite immagini di google

 

A travers le rideau de chanvre sordide à cause du va-et-vient des pêcheurs, sentant le relent des poissons,  on apercevait au loin le quai du port et les bateaux ancrés portant les noms des saints ou des personnes aimées.

Leur roulis était doux sur les vagues formées par les eaux noires. Sur la poupe quelques mouettes regardaient fixement le résultat de la pêche.

Dans le café du port, noirci par les fumigations, on pensait au lendemain, on imaginait les aventures, on jouait aux cartes qui sentaient, elles aussi, le poisson.

Au-dessus de la lampe, une lumière qui n’avait rien d’artificiel ni de réel, enveloppée constamment d’un dense nuage de fumée des pipes, embrassait, comme une sorte de chaleur rassurante, la table de bois massif, les visages hâlés et ridés, traversés par le souci, attentifs, les vêtements en laine usés, non entièrement nettoyés des écailles, évidemment trace non effacée du travail à la mer.

Et pendant que l’on se disputait au jeu, parfois si vivement qu’on se laissait échapper des jurons, les tasses à café se heurtaient sur le comptoir, secouées par les coups donnés à la machine qui n’effectuait pas régulièrement son travail.

Le sirotement du café, à petites gorgées, c’était comme la suspension momentanée du temps rude, consacré habituellement à la besogne épuisante. Au-dessus du comptoir il y avait l’image de la Vierge, éclairée par une bougie électrique ; à côté de celle-ci la photo d’un conjoint, peut-être le fondateur de l’activité, dont la figure était tellement noircie par la fumée.

Au-dehors, le phare signalait sa présence par l’écoulement des heures qui lentement se consumaient entre les filets, les nasses et le jeu de cartes, envoyant des signaux intermittents aux mouettes qui tournoyaient au loin sur le fond nuancé du coucher.

Dans la solitude, au milieu des ombres qui avançaient rapides, le gardien avait jeté sa ligne dans la profondeur de la mer, au moment même où un navire avait apparu à l’horizon.

Entre-temps, toujours dans un mouvement incessant, d’autres pêcheurs étaient entrés au café portant des nouvelles des pays lointains, lesquelles tombaient dans le même tourbillon d’ivresse et d’hystérie. Au-dessus de toute chose demeurait l’amour pour la mer et la liberté.

Giovanni Teresi

(Traduzione di Elisa Magurno e G. Grupposo)

 

Al caffè del porto

Attraverso la tenda di canapa,

lurida per il passaggio

dei marinai,

impregnata di pesce,

si vede il braccio del porto

affollato di barche;

portano nomi di santi,

di persone care.

Qui si discute,

si pensa al domani,

s’immaginano avventure,

si gioca a carte

che sanno anche di pesce.

Sotto la lampada:

il tavolo massello,

una luce surreale

nel denso fumo delle pipe,

volti bruniti e rugosi,

pensierosi ed attenti,

vestiti logori di lana

con lucide squame;

residui di lavoro

come polvere di mare.

Al bancone, le tazzine

suonano una porcellana

musica con la fragranza

del nero caffè.

Attimi di dolce riflessione,

sospirata pausa sorbita,

accompagnata da callose mani.

Sopra impera l’immagine

della Madonna con accanto

un lumino, una foto d’antenato

annerita di fumo

guarda attento dall’aldilà

ogni gesto;

la sua precedente vita

detta timorosa esperienza

a chi entra scostando

quella sudicia tenda.

Il faro silenzioso

segnala la sua presenza

nell’attesa che si consuma

tra le reti, le nasse e

il gioco delle carte.

Giovanni Teresi

 

Annunci

Rispondi

Inserisci i tuoi dati qui sotto o clicca su un'icona per effettuare l'accesso:

Logo WordPress.com

Stai commentando usando il tuo account WordPress.com. Chiudi sessione /  Modifica )

Google photo

Stai commentando usando il tuo account Google. Chiudi sessione /  Modifica )

Foto Twitter

Stai commentando usando il tuo account Twitter. Chiudi sessione /  Modifica )

Foto di Facebook

Stai commentando usando il tuo account Facebook. Chiudi sessione /  Modifica )

Connessione a %s...