M. Calogero, le pêcheur – (Calogero il pescivendolo) -Récits Siciliens d’autrefois de Giovanni Teresi

 

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  1. M. Calogero, le pêcheur

 

Tous les dimanches, le long du môle du port de Marsala, au milieu des nombreux bateaux de pêche portant généralement les noms de saints ou de leurs propriétaires, s’installaient avec de grosses corbeilles en osier les pêcheurs à l’air hâlé par le saumâtre.

Ils acclamaient à qui mieux mieux le produit de leur pêche “ Poisson frais! Poisson qui danse!”

En fait leurs corbeilles étalaient toute sorte de poissons: rougets, soles, sardes, scarsasse, lequels étaient pêchés dans les eaux entre Marsala et les îles Egades.

Dans les corbeilles il y avait aussi les fruits de mer: oursins, moules, pandecules, sans omettre les grosses crabes.

Les chalands s’arrêtaient, regardaient les uns et les autres, enfin décidaient d’acheter à celui qui leur offrait le mailleur prix.  Ici, c’était la demande qui déterminait la loi du marché, et elle ne se faisait pas attendre.

Les pêcheurs criaient, en mettant la main près de la bouche, et ils invitaient les gens, en créant de la sorte une concurrence réceproque bon enfant: “Regardez bien mes poissons frais et beaux! Regardez comme ils dansent! Toi, François, nettoie ces poissons-ci à Monsieur le comptable!” (…)

Tout d’abord, on pesait le poisson sur une balance –disons- rudimentaire en airain, puis, on le nettoyait avec des couteaux pointus, tandis que les entrailles étaient jetées dans un endroit où de gros chats étaient invités à fêter.

C’était un tohu-bohu insouciant et festoyant, où l’odeur du poisson frais pêché voltigeait tout autour en se mélant aux relents provenant du port. Les mouettes, non moins que les chats, attendaient, juchés sur le bord des bateaux, leur invitation à la fête. Il faut dire que, parmi la mêlée hurlante et cahotique, il y avait un petit homme, ayant l’air d’un enfant, mais qui était un homme déjà de soixante ans. Cela était-du moins disait-on- dû à une maladie congénitale, le dysfonctionnement de l’hypophyse. D’ailleurs il n’avait ni barbe ni même une ride sur le visage. Il s’appelait “Calogero”. Coiffé d’une casquette en laine à large visière, il ne s’abstenait pas, lui non plus, de crier, mais d’une voix tout enfantine: “Venez, Messieurs, Dames, regardez mon poisson très beau et très frais! Achetez-le!”

Et il étalait dans sa corbeille certains poissons, dont la taille, comme si le hasard l’avait fait exprès, reflétait sa condition, de sorte que le produit de sa vente était plus petit que celui de ses concurrents. Il va sans dire que le pauvre était la cible de la risée générale. Quelqu’un se hasardait jusqu’à le pendre dans se bras pour le mettre ensuite dans sa corbeille. Naturellement notre petit homme ne s’en offusquait pas le moins du monde, bien au contraire il participait bien volontiers à cette rigolade inoffensive.

Ce qui, toutefois, l’embêtait le plus, c’était une expression, dite parfois toute basse par ses vilains concurrents, dont le ton était typiquement dialectal: “Qu’as-.tu pêché, des bites marines ?”

Il lui arrivait alors de devenir tout rouge, et, tout fâché,  il  saisissait un fruit de mer qu’il avait tiré avec les varechs et le lançait contre l’impertinent qui avait osé cette audace accompagnée du gros mot.

Tout le monde essayait de le calmer, tout en prenant du goût au ressentiment furieux de M. Calogero, lequel ne pouvait décidément se confier qu’aux petites bêtes du port, les chats.

Une fois le produit marin vendu, les pêcheurs entraient dans le bar tout proche et y buvaient du vin ou du café.

Là, ils se détendaient, en se racontant ce qui leur était arrivé en pêchant, et, naturellement, ils offraient à boire à M. Calogero, lequel se disposait à bien accueillir l’offre, mais, tout aussitôt après, il ne se passait pas de leur tirer un pied de nez époustouflant et sonore.        (Traduction par M. Gioacchino Grupposo)

 

Teresi Giovanni

 

“Calogero il pescivendolo”

 

Ogni domenica lungo il molo del porto di Marsala, tra le numerose barche da pesca che  generalmente portavano i nomi di santi o degli stessi proprietari, stazionavano con delle grosse ceste di vimini i pescatori con le facce aggrinzite dalla salsedine. Gridavano a più non posso il frutto del loro pescato: “Pisci friscuu!! Pisci ca balla!!”; in effetti le ceste contenevano varie specie di pesci: triglie, sogliole, sarde, scorfani, etc.; che venivano pescati nelle acque tra Marsala e le isole Egadi. Nelle ceste c’erano anche crostacei e frutti di mare: ricci, vongole, cozze, ma a volte anche qualche frutto che faceva da contorno assieme a dei grossi granchi.

Le persone si fermavano, confrontavano il pescato e poi decidevano di comprare al miglior offerente. Qui era la domanda che faceva la legge del mercato, ed essa non si faceva attendere. Tutti i pescatori con la mano vicino la bocca gridavano ed invitavano a comprare facendosi concorrenza: “Talìa chi pisci frischi e grossi!!!

Talìa comu ballanu!!! Cicciu ,pulizia o ragioneri  sti scorfani!!!”. Il pesce veniva prima pesato su una bilancia di rame rudimentale e poi pulito con dei coltelli a punta, mentre le interiora venivano buttate lì vicino dove  grossi gatti  le aspettavano come la manna dal cielo. Era un gran vociare, una grande festa, l’odore del  fresco pescato aleggiava intorno  e si disperdeva tra le nauseabonde ondate di odori delle acque del porto. Anche i gabbiani, come i gatti, appollaiati sui bordi delle barche aspettavano qualche gradito bocconcino.

Tra i vari pescatori c’era un ometto, che, per una disfunzione all’ipofisi, sembrava un bambino pur avendo circa sessanta anni; non aveva la barba e neppure una ruga sul volto, si chiamava Calogero. Con il berretto di lana a falda ampia, gridava  anche lui con una vocina da ragazzino: “U pisci meu è beddru e friscu!!! Accattatiluuu!!!”. Aveva nella cesta vari tipi di pesci, ma, come se la sorte lo facesse apposta, anche se freschi i suoi pesci erano più piccoli rispetto a quelli degli altri pescatori, che, in queste occasioni, non per cattiveria, lo prendevano in giro.

Qualcuno si azzardava a prenderlo in braccio per poi posarlo dentro la cesta. Calogero rideva e si divertiva pure stando allo scherzo. Non sopportava invece una frase a volte detta sotto voce dai vicini concorrenti: “Calogero chi piscasti minchie marine?”. Diventava tutto rosso in viso e indispettito buttava in faccia quel frutto di mare che per caso era capitato tra le alghe dentro la cesta.

Anche le persone si divertivano alla scena cercando di calmare Calogero che aveva come amici sinceri i gatti del porto.

Quando tutto il pescato era stato venduto, i marinai entravano nel vicino bar dei pescatori  per bere un bicchierino o un caldo caffè. Lì dentro ognuno si rilassava dalla fatica del lavoro e continuava a raccontare del pescato o dell’avventura sul mare. Amichevolmente a Calogero veniva offerto qualcosa da bere che accettava con una  certa circospezione; poi si beffava di tutti con una grossa pernacchia.

 

Teresi Giovanni

 

 

 

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