Le 2 Novembre, fête des défunts en Sicile (Récits Siciliens d’autrefois) de Giovanni Teresi -“2 Novembre, festa dei defunti in Sicilia” Racconto breve di Giovanni Teresi

 

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Le 2 Novembre, fête des défunts en Sicile

 Dans ma ville (Marsala), mais aussi bien dans les autres villes de la Sicile, on a l’habitude, de nos jours encore, avant l’arrivée de la fête des défunts (la Toussaint), de faire trouver, cachés dans les endroits les plus impensables de la maison, des cadeaux pour ses enfants, en leur disant, le matin du 2 Novembre, que ces cadeaux leur ont été apportés par les défunts de la famille.

Cette ancienne coutume est telle qu’elle paraît destinée à faire revivre dans la mémoire affective les défunts les plus proches.

Les adultes, quant à eux, font consciemment leur « jeu » dans cette commémoration, par laquelle ils entendent transmettre à leurs enfants le sens de la tradition familiale.

Cette récurrence, quoique triste, est rehaussée, si l’on peut dire ainsi, d’attraits comestibles. On expose dans des étalages typiques des produits alléchants par leur forme et leur odeur : ce sont de petits pains d’épices ingénieusement colorés et figurant la riche variété de fruits. A côté de ces merveilles culinaires, les maîtres pâtissiers exhibent leur bravoure dans la préparation d’autres friandises : les figures colorées en sucre et personnifiant les protagonistes de la Chanson de Roland.

Dans les années 50 cette récurrence était particulièrement sentie.

Outre des vitrines décorées, on aimait se régouir des fruits de bois et des marrons chauds dont la fumée et l’odeur envahissait la place et les alentours, alors même que les passants achetaient aux étaux de la rue des fleurs et des chandelles pour leurs défunts.

Malheureusement cette atmosphère rêveuse s’est dissipée dans les méandres de la vie moderne, si bien que les jeunes ne la revivent qu’avec une participation détachée ou inconsciente. Chez nous, il est habituel que le fils ou la fille reçoivent à leur naissance le prénom de leurs grands-pères, comme pour garantir leur perpétuité à travers les générations successives. Dans le même sillon s’inscrit l’habitude d’attribuer des surnoms en dialecte, tels « Ciccio », « Ciccina » (diminutifs de François et de Françoise), « Turi », « Cocò », qu’on peut rendre «Sauveur », prénom très utilisé en Sicile).

Ces surnoms ne sont pas gratuits, ils évoquent des anecdotes ou des faits divers caractérisant les générations passées. Confiné dans son petit monde, un homme, que peut-il faire d’autre, sinon recourir à cette sorte de nomenclatures pour se rendre éternel, ne serait-ce que dans le souvenir des autres ?

L’histoire n’est pas faite que de grands évènements, elle appartient aux petites gens qui non moins que les grands hommes ont contribué à leur manière à construire une rue, élever un pont, tracer un trait de chemin de fer.

Giovanni Teresi

 

Il 2 Novembre – festa dei defunti in Sicilia

 Nella mia città Marsala, ma anche negli altri paesi della Sicilia, è tradizione ancora, prima della commemorazione dei defunti, far trovare, nascosti nei vari posti impensati della propria casa, dei regali per i propri bambini dicendo loro, la mattina del 2 Novembre, che sono stati fatti dai parenti che sono morti.

E’ questa un’antica tradizione per far rivivere nei ricordi e negli affetti più cari i defunti. Gli adulti sono coinvolti in tale ingenuo gioco trasmettendo ai figli gioia e protezione in una ricorrenza così triste. Inoltre, tipici prodotti siciliani sono esposti nelle botteghe mostrando la loro bontà e profumo: i dolci colorati di marzapane a forma di vari frutti. Oltre ai giocattoli di vario genere, sono allestiti dai pasticceri altre leccornie: i pupi di zucchero colorati raffiguranti i personaggi di Orlando, Rinaldo e Angelica. Negli anni ’50 tale ricorrenza era ancora più sentita. Oltre alle vetrine addobbate, si gustavano i lupini e le castagne arrosto il cui fumo e profumo inondava la piazza e le vie circostanti, mentre le persone nel corso principale del paese compravano fiori e lumini per i propri morti. Purtroppo oggi quest’atmosfera si è dispersa nei meandri della modernità ed è vissuta con meno ingenuità da parte dei ragazzi. Inoltre, che il figlio o la figlia porti il nome dei nonni è un modo di perpetrare il loro ricordo. A volte si porta addosso un nomignolo in dialetto: “Ciccio”, “Ciccina”, “Turi”, “Cocò” che simpaticamente fanno ricordare anche aneddoti e fatti particolari di intere generazioni. Un uomo nel suo piccolo mondo che può fare se non ricorrere a queste nomenclature per rendersi eterno almeno nel ricordo degli altri?

La storia non è fatta soltanto di eventi bellici, politici ed economici, ma anche da gente che nel suo breve tragitto ha saputo costruire una strada, un ponte, un tratto di ferrovia per le future generazioni.

 Giovanni Teresi

 

 

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