La fattucchiera – La charmeuse – Racconto breve in italiano e francese di Giovanni Teresi

 

Mano di fattucchiera – Gio Ponti 1935 – ricerca immagini tramite google

 

In un vecchio casolare vicino il cimitero viveva un’anziana zingara che si diceva avesse la doppia capacità di essere guaritrice e fattucchiera. L’anziana guaritrice si chiamava Azeila ed aveva l’abitudine di vestirsi tutta di nero. Contrariamente al suo modo folkloristico, non aveva un fazzoletto in testa e i lunghissimi capelli bianchi erano coperti solo parzialmente da uno sdrucito scialle nero. La sua fronte era ampia ed i suoi occhi erano così neri e guizzanti che sembravano paralizzare le persone con il suo sguardo magnetico. I suoi lineamenti erano regolari e mostravano segni di un’antica bellezza ormai cancellata dall’età. Azeila accoglieva i clienti (generalmente persone depresse o ammalate)  stando al centro della piccola stanza buia e teneva le braccia conserte. Inizialmente faceva delle domande, dopo, con una cadenza ritmica,  batteva  i suoi piedi scalzi sul nudo terreno e contemporaneamente emetteva degli strani lamenti.  L’ambiente all’interno della stanza  era pervaso da una vaporosa coltre di fumo che usciva da alcune pagliuzze bruciacchiate, che ardevano lentamente ed emanavano un profumo dolce ed inebriante. Una leggera luce veniva dal tenue luccichio di alcuni lumicini, simili a quelli del vicino cimitero, e rischiarava appena il viso della fattucchiera. Il pavimento era  parzialmente coperto di stuoie di paglia, mentre su alcuni scaffali c’erano dei piccoli barattoli pieni di erbe essiccate ridotte in polvere, di vari colori. Ad esempio, per guarire le coliche, poneva le mani sul ventre, sulla parte dolorante e dopo un po’ i dolori scomparivano. Fuori, in un piccolo orticello, Azeila coltivava alcune piantine, secondo lei, necessarie per la preparazione dei suoi filtri. A secondo il malessere dava delle boccette con dentro una pozione semiliquida, piuttosto amara, a base di aglio e basilico, da bere prima dei pasti, per prevenire il dolore delle coliche. Azeila diceva spesso che molti dei problemi delle persone derivavano dal malocchio.

Sapeva riconoscere  una persona che aveva  il malocchio da un’aura rossastra che lo accompagnava ovunque.  Diceva di possedere il potere sia per vederlo che per toglierlo. Così,  faceva sedere la malcapitata  su una sedia e le stringeva la fronte con le mani. Poi cominciava a salmodiare parole incomprensibili: una specie di nenia. Le appoggiava sulla testa una tazza d’argilla piena d’acqua dopo averci spruzzato alcune gocce d’olio d’oliva. L’olio, essendo più leggero dell’acqua, galleggiava e assumeva strane forme, a cui la vecchia sapeva dare una sua interpretazione ed un suo significato.  Sapeva individuare se veniva da una persona di sesso maschile o femminile e quale fosse la sua intensità. Per  toglierle il maleficio prendeva un grosso pugno di sale da un sacco di juta e lo metteva dentro la tazza, che si portava dietro  andando fuori dalla lurida stanza.  Una volta fuori urlava al vento alcune parole incomprensibili, poi scavava una piccola buca e vi rovesciava il liquido della tazza. Ricopriva la buca con la terra e ritornava dentro  con la tazza vuota. Prendeva un altro pugno di sale dal sacco e, con gesto rituale, lo lanciava nel vuoto da dietro le sue spalle. Questo gesto completava la prima parte del rito contro il malocchio. Il malocchio, vero e proprio, veniva stroncato completamente  solo quando Azeila emetteva un suono vocale, continuo e liberatorio.  Suono simile ad un trillo che si otteneva muovendo la lingua ed usando il diaframma.  Dopo aver emesso questo urlo liberatorio la persona  colpita da malocchio diceva di sentirsi meglio e anche più sollevata.  Era come se si fosse tolta un forte peso dallo stomaco. Subito dopo Azeila, senza più forze,  si accasciava al suolo come un fantoccio. Stesa su una stuoia,  continuava a dondolarsi e a lamentarsi, ripetendo un’incomprensibile nenia. Dopo,  il suo volto appariva diverso,  i suoi lineamenti diventavano più addolciti, e nell’insieme,  tutta la sua persona assumeva un atteggiamento di pace e tranquillità.

Molte altre persone, nonostante l’intruglio di Azeila, trovarono la pace eterna attraversando la soglia del vicino cimitero.

http://www.sanpaolostore.it/racconti-di-altri-tempi-giovanni-teresi-9788889203804.aspx

Da “Racconti di altri tempi” di Giovanni Teresi – Ediz. istituto Italiano di Cultura di Napoli “La cittadella”

 

  La charmeuse

 

Dans une vieille masure près du cimetière vivait une tzigane âgée dont on disait qu’elle avait la capacité de guérir et d’être magicienne.

Cette vieille dame s’appelait Azeila et elle avait l’habitude de s’habiller tout en noir. Cepedant, malgré son bizarre accoutrement, elle ne portait pas de fichu enveloppant son visage, de sorte que ses cheveux, très longs et tout blancs, n’étaient couverts que d’un sale châle noir, désormais usé. Son front était grand et ses yeux étaient tellement noirs et saillants, qu’ils paraissaient paralyser les gens de leur seul regard magnétique. Ses traits étaient réguliers et affichaient une ancienne beauté évanouie. Aziela accueillait ses clients (des gens déprimés ou gravement malades) en restant au milieu de sa petite pièce sombre et en tenant les bras croisés. Tout d’abord elle posait des questions, après, tout en entamant une certaine cadence rythmique, elle frappait de son pied nu le plancher, sans laisser d’émettre une sorte de sons plaintifs. Tout son milieu, pendant ce temps, était rempli d’une vapeur dense provoquée par une fumée venant de la paille menue, brûlée à petit feu, laquelle, malgré tout, émanait une très bonne odeur. De petites lumières, pareilles à celles utilisées au cimetière, éclaircissaient tout autour d’elle, de même que son visage. Sur le plancher étaient couchées des nattes de paille, alors que sur des étagères traînaient des boîtes pleines d’herbes sèches, réduites en poussière, bigarrées.

Ainsi lui arrivait-il, tout juste pour faire un exemple, de poser ses mains sur un malade affecté de colique, et d’un coup, celui-ci guérissait. Elle tenait aussi un petit jardin cultivé en herbes, prêtes, d’après elle, à être employées dans la fabrication de certaines potions magiques.

Elle agissait sur la base des symptômes, à chacun desquels elle savait adapter des essences gardées dans des fioles.

Le plus souvent, ces essences étaient constituées d’ail ou de persil, et rendues liquides, dont la saveur était âpre et amère. Pour prévenir les coliques, il va sans dire qu’elle les prescrivait avant les repas. Ses diagnostics étaient tout à fait sages, fondés exclusivement sur le mal primordial, l’envoûtement, ou, d’après son jargon, le mauvais œil.

D’ailleurs (cétait ce qu’elle disait d’une manière sûre) il lui était très facile de reconnaître ce mal, du fait que celui qui en état malheureusement affecté était enveloppé d’un halo rougeâtre l’accompagnant partout. Que faisait-elle pour l’enlever au malheureux? Elle lui posait la main sur le front, après l’avoir fait s’asseoir, et le lui serrait très fort.

Ensuite elle psalmodiait on ne sait quelle étrange prière. Cela fait, elle lui plaçait sur    la tête un bol en grès comblé d’eau, où laissait se couler quelques gouttes d’huile. D’après la forme, que les tâches d’huile prenait dans l’eau, elle savait tirer des pronostics, en réussissant à individuer la source maudite (mâle ou femelle) d’où venait le mal.

Pour chasser l’envoûtement, elle prenait une pincée de sel d’un sac en corde et la mettait dans le bol, qu’elle emportait avec elle en sortant de sa sordide pièce. Une fois dehors, elle hurlait au vent quelques mots incompréhensibes, puis creusait dans le terrain un trou et y jetait le liquide. Cela accompli, elle recouvrait le trou et  rentrait le bol vide. A la maison, elle allait à nouveau à son sac, y puisait une autre pincée de sel, et, d’un geste rituel, le lançait dans le vide par- derrière son dos. Ces phases n’étaient que la première partie de la cérémonie rituelle visant le mauvais œil. Quand elle émettait un son vocalique, continu, libératoire, le mal s’avérait alors totalement anéanti. C’était un son du tout semblable à un trille, obtenu à l’aide de la langue et du diaphragme. Ce qui était sûr, c’était que le  malade, atteint du mauvais œil, s’en sentait délivré aussitôt qu’il entendait cette sorte de hurlement. Quant à la charmeuse, vidée de son énergie vitale, elle s’affaissait au sol comme un chiffon. Couchée sur une natte, à l’intérieur de la maison, elle ne cessait de se balancer d’un côté et de l’autre, et de se plaindre, en répétant toujours la même cantilène. Aussitôt après, comme si de rien n’avait été, son visage apparaissait calme et doux, et toute sa personne exprimait la paix et la tranquillité. Il faut dire, sans vouloir se départir de la réalité, beaucoup, malgré le mystère de son maëlstrom, n’avaient pu éviter de franchir hélas le seuil du cimetière tout proche.

Giovanni Teresi

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